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Goût, nutrition et santé : pour une alimentation de qualité

Mercredi 11 juillet 2007

Les défis de l'alimentation : l'innovation au coeur au coeur des solutions face à l'augmentation de la demande dans le monde, tout en conservant les qualités nutritionnelles et gustatives essentielles pour la santé.

En 2006, OSEO a accordé 26,6 millions d’euros d’aide à l’innovation aux PME de l’industrie agroalimentaire et de l’agriculture (75% pour la première, 25% pour la seconde). Cela représente près de 10% des 270 M€ d'aide attribués tous secteurs confondus (cf bilan sectoriel 2006).

Pourtant, en matière agricole la France est le premier producteur européen et le deuxième exportateur mondial. Son industrie agroalimentaire qui génère un chiffre d’affaires de 140Md€ constitue le premier secteur industriel français. L’aide suscitée par la filière est en hausse de 38% par rapport à 2005 et le nombre de projets présentés par des PME est important (350). Mais ce secteur éminemment industriel qui se caractérise par une très forte représentation des PME (seulement 10% des entreprises emploient plus de 250 personnes), est aussi un de ceux qui investissent le moins dans l’innovation. « Seulement 1% du chiffre d’affaires du secteur va à la R&D contre 10% dans celui des télécommunications ou 9% dans la pharmacie ».

Comme le note Ariane Voyatzakis en charge de la filière à la direction de l’innovation d’OSEO : « dans un contexte de plus en concurrentiel, la compétitivité de l’industrie agroalimentaire française passe par l’innovation ». Soulignant que ce sont principalement les fournisseurs d’équipement, d’ingrédients ou d’emballages qui tirent l’innovation aujourd’hui, elle estime que « les enjeux restent forts autour de la sécurité alimentaire, tandis que le domaine de la diététique (compléments alimentaires…) compte le plus grands nombre de projets ». Elle identifie d’autres terrains propices à l’innovation, l’intégration des TIC et des biotechnologies dans les pratiques agricoles.

Les cadres réglementaires

Dans les mois qui viennent la filière devra intégrer de nouveaux cadres réglementaires, comme la loi sur les OGM (votée le 22 mai 2008). La France devait transposer assez rapidement la directive européenne de 2001 sous peine de se voir infliger une condamnation par la Commission. Par ailleurs, fin 2006, le Conseil des ministres de l’Union européenne a adopté le règlement sur les allégations nutritionnelles et de santé. Ces dernières sont désormais soumises à une procédure d’autorisation menée par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Ces réglementations viennent compléter des directives dites «Novel Food» qui encadrent toute innovation dans les procédés de production et d’élaboration, de conservation et de conditionnement de produits alimentaires.

Le développement de projets transnationaux est pour les PME de l’agroalimentaire une des clefs de l’avenir. Point de contact du Programme cadre de recherche et développement (PCRD) de l’UE, OSEO coordonne le réseau de 15 pays « SMEs for food » et a lancé un appel à projet en partenariat avec cinq agences européennes dans le cadre de l’ERA- Net « ERASME ». « En 2006 nous avons organisé de nombreux ateliers d’information sur ces programmes, observe Ariane Voyatzakis, 207 PME ont intégré des projets européens».

Sur le territoire national, OSEO a lancé fin 2006 avec le ministère de l’agriculture et de la pêche une convention signée dans le cadre du Partenariat national pour le développement de l’industrie agroalimentaire pour soutenir l’innovation dans les PME. Doté de 1,3M€ ce programme bénéficie déjà à une quinzaine de petites et moyennes entreprises.

Le rôle des pôles de compétitivité

OSEO joue également un rôle moteur au sein des pôles de compétitivité. En France, on en compte une dizaine dans le secteur de l’agroalimentaire. Les projets innovants développés dans les pôles ont bénéficié de 16,8M€ sur les 26,6M€ alloués à la filière, ce qui représente 20% des aides d’OSEO aux pôles. Ces derniers, tout en facilitant les coopérations entre PME, grands comptes, laboratoires de recherche, collectivités et Etat, favorisent aussi un « fléchage » de l’aide vers les domaines les plus pertinents de l’innovation face aux enjeux socio-économiques.

Ce travail avec les pôles a conduit au mois de juin dernier la direction régionale Bourgogne d’OSEO à s’impliquer aux côtés de l’Agence Régionale d’Information Stratégique et Technologique (ARIST) et du de Vitagora, dans l’organisation des premières « Rencontres européennes goût-nutrition-santé ». Rencontres d’affaires, présentations publiques d’entreprises, cet événement permet aussi de mieux comprendre le marché, d’analyser la demande des consommateurs, de dégager les tendances porteuses de développement, autant d’informations utiles à l’orientation du travail de R&D. « Nous nous positionnons clairement comme partenaire du pôle de compétitivité Vitagora, ce dernier étant constitué majoritairement de PME innovantes », explique Régis Boiron, le directeur régional d’OSEO Bourgogne.

Pour cette première édition, les « rencontres » ont proposé trois thèmes de réflexion sur des enjeux stratégiques pour l’industrie agroalimentaire. Il s’agissait d’abord de montrer en quoi les préférences alimentaires impactent directement le comportement des consommateurs et donc l’équilibre nutritionnel de la prise alimentaire à tous les âges de la vie, notamment chez les jeunes enfants et les seniors.

A travers une table ronde portant sur les micronutriments, la manifestation a permis de mettre en valeur les réponses apportées par la recherche et l’industrie à une demande croissante des consommateurs en matière de compléments alimentaires comme moyen de préservation de la santé. Le troisième débat, largement animé par les chercheurs des laboratoires adhérents à Vitagora, s’est intéressé aux nouveaux procédés de pasteurisation ou de décontamination des aliments, aux nouveaux process et conditionnements favorisant la préservation de leurs valeurs sensorielles et nutritionnelles.

L'ANIA, Association des Industries Alimentaires, créée en juillet 1968, rassemble 20 fédérations nationales sectorielles et 18 associations régionales, représentatives des entreprises alimentaires de tous secteurs et de toutes tailles. Elle a lancé en octobre 2008, son site internet consacré à la recherche en agro-alimentaire.Voir le nouveau site de l'Ania

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Paroles d'entrepreneurs

Valorex

Entreprise de nutrition, au service de la santé humaine

Secteur : AGROALIMENTAIRE (SVIE)

Région : Bretagne

Reportage diffusé du 5 au 11 mars 2007


Agenda


Pôles de compétitivité

Vitagora (Bourgogne, Franche-Comté)

Valorial (Bretagne)

Prod'Innov (Aquitaine)

NSL - Nutrition Santé Longévité (Nord-Pas de Calais)